NASCAR EURO SERIES - Nogaro :
« Un weekend encourageant et plein d’enseignements »

Pour 2012, Valentin Simonet s’attaque à l’Euro Racecar NASCAR, compétition unique en Europe qui vient de rentrer dans le prestigieux giron de la Nascar. Le premier rendez-vous de cette saison qui s’annonce spectaculaire se tenait à Nogaro. Nous revenons sur le premier rendez-vous du pilote Orhès Compétition.

 

 Quels ont été tes premières impressions en montant dans la Racecar ?

 

Je suis arrivé à Nogaro en n’ayant essayé la Racecar que 20 min et sur un petit circuit. Autant dire que je l’ai vraiment découverte le jeudi matin à Nogaro. Lors du premier tour, dans ma tête c’était vraiment « qu’est-ce que je fais là ! » et puis au bout de 5 min on commence à chercher les limites de la voiture! L’approche est tout de même très différente de tout ce que j’ai connu jusqu’à maintenant, c’était très dépaysant. Par contre bien que ce soit une catégorie à couts maitrisés, la voiture est assez difficile à prendre en main (talon pointe, boite en H et zéro assistance), mais on retrouve le vrai esprit de la course et on s’y fait vite !

 

 

Tu participes à la catégorie ELITE avec plus de 25 voitures engagées, comment as-tu apprécié le niveau ?

 

Dès que j’ai regardé la liste des engagés, je me suis dit « il va falloir se faire une place ! ». En effet, le plateau est très relevé, que ce soit avec des habitués de la Racecar comme Thievin, Vilarino ou encore mon coéquipier chez Orhès Iannetta. Egalement des nouveaux venus comme Villa, Enjalbert ou Guilvert ne font que relever le niveau. C’est sûr, j’aurais pu me m’inscrire en catégorie Open pour essayer de décrocher le titre mais je suis persuadé que l’Elite est bien plus intéressant comme challenge ! Et je compte bien travailler dur pour me faire une place dans le groupe de tête au plus vite ! De plus, être inscrit en Elite me permet de jouer le championnat Junior

 

Quels sont tes objectifs cette saison dans ce championnat ?

 

Après une course de Nogaro un peu « découverte » (sur le sec, sous la pluie) mon objectif est de terminer dans le top 10 à chaque course, de jouer la gagne en Junior et pourquoi pas dans l’année si l’occasion se présente, de se rapprocher fortement du podium ! 

 

Que penses-tu que le label Nascar va apporter à ce championnat ?

 

Déjà des pilotes. Je dois avouer que c’est en grande partie ce qui m’a pousser à faire ce championnat, que je ne voyais pas du tout de la même manière il ya 3 ans. Et je suis certain que ce label y est pour beaucoup dans l’évolution du plateau Elite qui est désormais de très haut niveau. Ce label donne vraiment un coup de pouce à la catégorie et fait rêver tout le monde. On ne joue pas aux cowboys, on est vraiment dans une série de la célèbre entité américaine et quand j’ai posé sur ma voiture le logo officiel NASCAR je me suis reculé de 2 mètres pour le contempler ! 

 

 

Coté résultats, le meeting  de Nogaro a-t-il répondu à tes attentes ?

 

Comme je découvrais la voiture, l’objectif était de faire du mieux possible,de décrocher le plus de points en ramenant la voiture à chaque fois et en engrangeant un maximum d’expérience.

 

Faute d’essais hivernaux le team entier a connu des difficultés à régler les voitures malgré la grande expérience de notre ingénieur Frédéric Galizzi. Même le plus expérimenté d’entre nous, Romain Iannetta, avait des difficultés (13ème). Il a donc fallu faire avec et se contenter du 16ème chrono. Une déception je dois avouer.

 

Pour corser la difficulté de ma première course en Euro Racecar, s’est déroulé sur piste mouillée. Je n’ai plus roulé sous la pluie depuis 2 ans. La dernière fois c’était en F4 aux WSR. J’ai donc dû retrouver quelques automatismes. En partant sur un bon rythme je remonte à la 10ème place rapidement avant de tout reperdre suite à une usure prématurée de mes pneumatiques (trop vieux) et quelques petites fautes. 

 

 

Lundi, le soleil est revenu pour la course endurance.

De nombreux incidents ont affecté mes adversaires et malheureusement j’ai pris un débris qui s’est coincé sous la voiture et qui m’a handicapé dans les virages à droite pendant 5 tours. J’ai tout de même ramené ma voiture à mon équipier Philippe Marie à la 10ème place et surtout en parfait état de marche. Cela lui a permis de faire sa partie de course dans de très bonnes conditions et de remonter jusqu’à la 4e place. Il a tenté un dépassement pour la 3ème place sans succès.

 

Prochain rendez-vous pour Valentin le 19 et 20 mai lors de la manche de DTM sur le circuit anglais de Brands Hatch sur sa Dodge Charger n°88 du Team Orhès !